L’esquisse comme première étape d’une oeuvre

extrait esquisses visages fond jaune

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D’abord il y a le croquis (qui peut être pris sur le vif), puis  l’esquisse qui est un dessin simplifié, inachevé, une étude qui sert de base pour un projet plus abouti (tableau, oeuvre peinte, dessin plus grand). L’esquisse est un peu le brouillon de l’oeuvre et n’est pas destinée à être montrée. C’est bien dommage… Dans les expos, je suis toujours à la recherche de cartons à dessins à explorer qui nous font visiter ces coulisses des oeuvres.

Pourtant, on trouve dans cette étape, toute la richesse du premier jet, c’est la forme de dessin que je trouve la plus vraie, la plus authentique, la plus sincère aussi. Et comme dans tout ce qui est vivant, on trouve parfois dans son trait des aspérités, des irrégularités qui traduisent un rythme, un mouvement. Quand on les « gomme », les traits tendent à se figer, tout dépend aussi du style de l’artiste. Je trouve cette expression spontanée très vivante, à ce stade elle est directement reliée à la perception de l’artiste, et contient déjà toutes les promesses.
Il m’est arrivé d’être déçue par un tableau que j’avais peint, alors que l’esquisse dégageait une force et une promesse que le tableau n’ a pas su tenir, parce que trop travaillé. Il est important de savoir  s’arrêter à temps… Maintenant, de plus en plus, je m’applique à … »ne pas trop m’appliquer » et à rester spontanée.

Et si l’esquisse donne envie d’aller plus loin, d’explorer d’autres supports, d’autres formats, d’autres techniques,  je trouve que l’oeuvre est déjà dans l’esquisse.

Conseil pour ceux qui débutent : Pour acquérir plus de fluidité et de maîtrise dans le geste, qui faciliteront la transposition sur le papier de ce que vous voudrez représenter, l’entraînement est nécessaire, avec un carnet à esquisses que vous remplirez jour après jour, et puis surtout regardez… analysez, mémorisez… Et à force de persévérance, vous pourrez constater l’évolution au fil des pages de votre carnet.