L’autoportrait involontaire

Ce tableau sur bois et acrylique de format carré (101 cm sur 101 cm), réalisé avec la technique que j’affectionne du  grattage, j’ai fini par l’appeler tout simplement l’Autoportrait , bien qu’au départ je n’avais pas l’intention de me représenter, mais n’ayant pas de modèle je me suis appuyée sur une photo, et l’image que me renvoyait le miroir, en tentant  pourtant d’en modifier les traits. Je voulais surtout exprimer quelque chose par rapport à mon vécu du moment, une émotion,  et puis finalement, contre toute attente,  les gens face à cette toile me demandent à chaque fois,  s’il s’agit d’un autoportrait, ce qui me surprenait au début, mais finalement ils ont raison. Elle a été réalisée il y a 6 ans environ, et aujourd’hui j’ai décidé de la renommer L’autoportrait, appelons un chat un chat ! Il s’agit de mon seul autoportrait mais involontaire.

La technique

Sur bois, qui est le support que je préfère lorsque je travaille par couches successives que je gratte pour laisser apparaître la couche du dessous. Je travaille la peinture au rouleau, au chiffon, au doigt et au couteau, et je termine avec le pinceau, cela suppose d’aller vite, et de rester spontané pour éviter que la couche à gratter ne sèche complètement.

 

Les muses, éternelles inspiratrices des artistes

Les 9 muses :

D’après la mythologie grecque, les muses sont les gracieuses filles du Dieu Zeus et de la Déesse Mnémosyne. Ces 9 muses sont les représentations des Arts,  intermédiaires entre les Dieux et les poètes et créateurs,  elles permettent ainsi de livrer aux artistes une inspiration divine, faisant d’eux les messagers des Dieux.

Sources d’inspiration :

Mais en réalité qui sont ces muses, éternelles inspiratrices des artistes, poètes, peintres, écrivains…? Quel est leur secret ? qu’est ce qui les caractérise, ces femmes,  étincelles de l’inspiration qui participent indirectement à la création ?

Pas forcément belles au sens classique du terme, elles sont cependant bien plus que cela : fascinantes, magiciennes à leur façon, capables de susciter ce désir, cette émotion qui fera naître l’élan créateur, par leur personnalité et ce qu’elles dégagent, elles nourrissent l’oeuvre.

Avec subtilité, intelligence, elles forment un tandem avec « leur artiste », et avec abnégation elles savent se mettre à l’écart pour laisser briller le génie du créateur comme une étoile sous les feux de la rampe, elles participent à ce destin et cela leur suffit.

Certaines sont artistes comme Camille Claudel, pour ne citer qu’elle, bien que nombreuses sont les muses à être devenues artistes à part entière.

Alors devient on muse par vocation ou par amour ? Quoiqu’il en soit, il doit être exaltant de faire naître l’émotion qui sera le prélude à une oeuvre…

La muse avec l’artiste :

La muse et l’artiste font véritablement tandem : ils se complètent.

L’artiste, voit, désire, ressent, exprime, traduit,  tandis que la muse est la source qui va nourrir son inspiration.

La muse sait valoriser le génie créateur de l’artiste, comme le fit Gala, qui fut à la fois l’épouse amoureuse, amante, modèle, muse inspirante et inspiratrice du fantasque Salvatore Dali. Ils se rencontrèrent lorsque Dali avait 24 ans, Gala était alors, encore mariée  au poète Paul Eluard et mère d’une fille de 11 ans. Dali en tomba follement amoureux. Elle avait un talent de muse exceptionnel, en plus d’être son agent.  Leur amour qui fut la clé de l’oeuvre de Dali,  resta fusionnel jusqu’au décès de Gala à l’âge de 88 ans,  7 ans avant la disparition de Dali.

photo du Peintre Dali et sa femme Gala assis dans l'herbe

Comme le peintre Bonnard, qui n’a eu de cesse de peindre et de dessiner son épouse et modèle, Marthe qui l’inspirera durant 50 années. Lorsqu’il la rencontra alors qu’ils étaient tout jeune, il sut qu’il n’aurait plus à chercher son inspiration ailleurs.

L’histoire regorge de ces histoires fascinantes et mythiques d’artistes et de leurs muses, ces femmes à la personnalité exceptionnelle, généreuses et passionnées qui vivent un peu à travers l’artiste qu’elles inspirent. Toute une histoire autour du désir et de l’amour…

En tous cas ces destins hors du commun me font rêver, me fascinent, et…m’inspirent ! Et vous…?

 

 

 

 

Mes projets artistiques : le bilan !

Et oui, pour mener à bien ses projets  artistiques, il faut aussi faire preuve de sens pratique. Ordonner, classer, préparer, être rigoureux pour mettre en forme ce qui se prépare et qui s’élabore dans le monde plus libre des pensées. Pas toujours évident, surtout quand on a, comme moi, 36000 idées à la minute ! On a vite fait de se laisser déborder…

1er bilan depuis le début de mon blog : il a 4 mois !

J’ai décidé de redémarrer mon activité en février 2016. Et que s’est il passé depuis ? Et bien la grande nouveauté pour moi, c’est d’avoir crée ma page Facebook fin mars  et un compte twitter. Pour moi, qui n’était pas très réseaux sociaux, c’est un grand pas ! Certains retours sur Facebook m’ont été bien utiles. Surtout que dans le cadre de mon activité je propose des dessins, de l’illustration, des décors et des toiles ou tableaux sur bois. Je suis contente d’avoir eu des avis sur mon travail qui vont me permettre d’orienter mon travail dans le sens de la demande. Merci à tous ceux qui y ont contribué, de prés ou de loin !

Et le plus important surtout, c’est que j’ai bien retrouvé mon inspiration, et ça c’est top, je me sens mieux !

Et maintenant, pour aller plus loin 

Il est temps de préparer les étapes suivantes, c’est à dire :

  • Un compte pinterest 
  • Un compte instagram
  • Une boutique en ligne pour vendre mes illustrations et peintures sur le monde féérique
  • Proposer mes décors en trompe-l’oeil sur un support papier

Voici mes prochains objectifs, pour cela je vais également revoir la présentation de mes travaux artistiques sur ce site et le diviser par catégories:

  1. Les décors et trompes-l’oeil
  2. Les dessins et illustrations
  3. Les toiles et assemblages

J’ai du pain sur la planche…Et puis, je me suis promis d’écrire plus, j’ai une idée que je suis en train de mûrir mais chut… je vous en parlerai très bientôt. En attendant, prochain bilan : fin septembre ! Je souhaite à tout le monde un bel été et merci de me lire !

Collage-peinture pour continuer ma série de petits formats

Collage-peinture

Toujours sur le même thème et avec exactement le même sujet que mes deux précédents tableaux (articles à voir ici et ),  orienté un peu différemment que le premier, sauf en version collage-peinture et encre. Là je me suis fait plaisir, avec du découpage et de l’assemblage. Le personnage est réalisé à l’encre et à l’acrylique. Je voulais réaliser une petite série à partir du même sujet retraduit avec à chaque fois une technique différente. Bien sûr ce sont des techniques que j’utilise habituellement.

peinture-collage danseuse penchée en arrière

J’ai bien aimé le côté ludique et libre de l’association de papiers de textures et couleurs différents. Ca lui donne aussi un côté un peu plus déco je trouve.

3 tableaux dessin peinture collage danseuse penchée en arrière

Voici la série, votre avis est le bienvenu ? laquelle de ces trois versions vous parle le plus ?

 

Nouvelle peinture pour continuer ma série de petits formats

En peinture…

A la base j’ai refait le même dessin que celui  présenté dans mon dernier article,  ici, simplement orienté un peu différemment, toujours sur support en bois. Lorsque j’utilise la peinture acrylique, je préfère travailler sur bois. Je ne suis pas très toile, sauf toile libre non tendue sur châssis (support en bois). Les possibilités et la manière de travailler l’acrylique y sont différentes du fait que le bois soit lisse. Lorsque je peins à l’huile par contre, j’aime autant la toile qui permet une autre accroche. Je procède par superposition de couches et je dessine ensuite très vite dans la couche fraîche, non sèche, en grattant, pour laisser apparaître la couche du dessous. peinture nina tête penchée en arrière pois rouges

Le plaisir de la couleur

J’aime le dessin mais lorsque je peins  j’éprouve un immense plaisir à jouer avec la couleur, ce qui compense le côté parfois fastidieux de la peinture. Associer les couleurs, est pour moi  un plaisir gourmand et gratifiant.

Nouveau dessin pour une nouvelle série

Voici un dessin pour commencer ma série de petits formats carrés, sur le thème de la danse, du corps, du mouvement. Après avoir surtout travaillé sur les formats longs, j’avais envie de ce format. Ce premier dessin est sur carton dur encolé de kraft, le tout fixé sur une petite toile. Dessiné à la pierre noire, et au crayon à l’huile, noir, et rehaussé à la peinture acrylique blanche,  + quelques touches de pastel . A mes débuts, et maintenant encore d’ailleurs, j’appréciais particulièrement de m’exprimer avec des crayons sur papier, le dessin reste toujours mon moyen d’expression de prédilection.

Dessiner est une forme d’expression qui me correspond car intuitive. Je m’évade dans  mon sujet beaucoup plus facilement que lorsque je peins, car je n’ai pas à me soucier de la préparation de la couleur. Tout se fait d’un seul jet sans contrainte. Ce dessin est le point de départ d’une série du même sujet abordé avec des techniques différentes. Mais je vous laisserai découvrir les prochaines  dans quelques jours. C’est nouveau pour moi de travailler sur de si petits formats, d’habitude je peins en grand, voire très grand pour les fresques. Mais j’avais envie de ce changement juste le temps d’une série. J’ai déjà prévu la prochaine série, encore sur du format carré mais plus grand, cette fois.dessin sur kraft danseuse cheveux longs

Le regard du peintre

« Seul un regard peut créer l’univers » Christian Morgenstern (poète allemand)

 

Tout passe par le regard du peintre,  l’oeil de l’artiste. Ce qu’il voit, ce qu’il rêve, ce qu’il en fait et ensuite comment il le transpose. Il y a la technique et le savoir-faire bien sûr, mais si ce n’est pas la main qui guide le crayon ou le pinceau, c’est bien l’oeil. L’oeil qui se pose, qui voit, l’oeil qui se fait voyeur qui déshabille ou habille, attentif, qui capte, qui transmet. Regard passionné aussi…Et au delà encore, lorsque  vision et  représentation imaginaire des désirs ou fantasmes  de l’artiste fusionnent, la magie opère et devient éblouissante dans l’oeuvre. C’est cette grâce éclatante que l’on ressent lorsqu’on regarde un « Klimt » ou encore un « Van Gogh », ou un plus contemporain « Basquiat »

« On ne voit bien que lorsqu’on est ébloui » André Lhote (peintre 1885-1962)

 

Gala de dos par Dali

 

peinture de Klimt Danaé
Danaé de Gustav Klimt